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mercredi 20 janvier 2016

Comment freiner l'immigration

Billet pris chez Denis Zodo blogueur ivoirien

"L’immigration n’est pas un fait nouveau. Des mouvements migratoires existent depuis belle lurette entre les pays pauvres et les pays développés. Des africains se rendaient dans les pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique pour des travaux saisonniers, et parfois, pour s’y installer. De nos jours, l’accès à ces zones est filtré par le système des visas pour lesquels, l’acquisition est très difficile. La difficulté ainsi créée pour les obtenir a contribué au développement de filières migratoires clandestines. Celles-ci, apparaissent comme l’alternative pour réaliser le projet de milliers de personnes confrontées aux difficultés multiformes dans leur pays. Il s’agit pour ces personnes de se rendre dans des pays lointains, voire sur d’autres continents, où les Etats jouissent d’un niveau et d’une qualité de vie élevés.

Ainsi, des hommes et des femmes quittent leur patrie dans l’espoir de trouver ailleurs de meilleures conditions de vie. Il est bon de savoir qu’aucun homme ne quitte son pays pour le plaisir d’immigrer.

Des causes de l’immigration

Les causes des migrations sont multiples et sont d’ordre politique, économique, social et culturel.

Au niveau économique et social, une croissance économique faible, une répartition inégale des revenus, la surpopulation étroitement liée à une forte croissance démographique, des taux élevés de chômage, les conflits armés et les épurations ethniques, les violations récurrentes des droits de l'homme, les persécutions, les catastrophes naturelles (la dégradation de l'environnement en général) constituent des facteurs justificatifs de l’immigration en général et de l’immigration forcée en particulier.

Comme on le constate, en Afrique, les inégalités économiques et sociales sont patentes, ainsi, les pays traversent des crises à répétition aggravées par des conditions climatiques et sanitaires parfois extrêmes. A titre d’illustration, l’on peut citer les épidémies d'Ebola ou du Sida, auxquelles s'ajoutent la misère, la précarité et les catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique. En outre, la faim n’est pas en reste. L’absence d’eau potable et d’eau courante est le quotidien de ces personnes, sans oublier le chômage caractérisé par la rareté des emplois à côté des salaires trop maigres.

En plus, ces pays sont contraints d’importer la majorité des produits industriels et de consommation, dont elles ont besoin. Or des coûts de ceux-ci, sont de plus en plus élevés, en raison de la forte dévaluation de la plupart des monnaies. Conséquemment à cela, le poids de la dette devient inquiétant.

Il se pose donc, des problèmes d’emplois, de santé….. Malheureux de ne pouvoir assumer correctement leur survie car devant faire face à la faim, les mécontents vont réagir contre la structure sociale. Il en résulte donc des troubles sociaux et la violence qui s’insurgent comme le mode usuel des relations sociales entre les différentes couches (cadets et aînés, riches et pauvres, ethnies et religions différentes).

De l’influence économico-politique

Au niveau politique, le faible niveau de gouvernance qui s’illustre par la mauvaise gouvernance et l’absence d’alternance politique non démocratique est le constat quotidien. Il en résulte donc des répressions des minorités et des opposants politiques.

On le sait, en l’absence d’un État de droit et d’une garantie des droits fondamentaux de l’homme, les êtres humains sont souvent victimes de l’oppression et de la persécution pratiquées par les organes étatiques.

Au niveau culturel, des souffrances cumulées résultant de la non intégration culturelle pousse certaines personnes à quitter leurs pays, leur famille, leurs proches, leur culture pour s’implanter dans un autre pays.

Face à tout cela, des solutions suivantes proposées peinent à être mises en œuvre de façon adéquate.

Avant tout, Il faut créer les conditions d’une croissance économique en faveur des pauvres.

Cela est possible à travers l’instauration d’un commerce équitable, de la réduction de la dette des pays pauvres, par l’ajustement des politiques d’agro-exportations car ont pour conséquence de détruire les circuits alimentaires régionaux (la production des villages est intégrée à la production mondiale et les communautés s’appauvrissent mangeant ce qu’elles ne produisent pas et produisant ce qu’elles ne mangent pas).

Des solutions…

Il faut aider les pays en développement à produire, à exporté, à vivre de leur travail. Cela réduira les migrations pour sortir de la misère.

Il faut œuvrer pour définir des règles commerciales mondiales qui accroissent les possibilités d’exportation et réduisent les coûts d’importation pour les pays pauvres.

Il est important également d’inciter les entreprises mondiales à participer à une croissance économique en faveur des pauvres.

Encourager les décisions d’investissement local car ceux-ci, ont un impact énorme sur la croissance économique, les conditions d’emploi et l’environnement et contribuent à l’expansion des opportunités de travail et au renforcement des capacités des pauvres.

Pour agir sur les causes des migrations, il faut restructurer les budgets afin que des dépenses adéquates soient consacrées à la satisfaction des besoins essentiels de tous, et notamment aux services sociaux de base.

Il faut également revoir les priorités et éliminer toute discrimination à l’encontre des plus démunis.

Garantir la gestion participative élargie aux pauvres sur les décisions qui les concernent directement, ce qui nécessite d’élargir l’espace politique de manière à permettre aux pauvres et à leurs représentants notamment les ONG, les médias indépendants et les associations de travailleurs de faire entendre leurs voix.

Il convient d’éliminer la discrimination fondée sur le sexe, l‘appartenance ethnique ou la race. Dans ce sens, des réformes sociales sont nécessaires pour supprimer toutes les formes de discrimination.

Il est important de renforcer le système international des droits de l’homme et d’aider les institutions régionales à promouvoir ces droits, car ils sont essentiels au développement humain

Les médias doivent aider à développer les valeurs qui tolèrent la diversité culturelle et respectent la dignité des pauvres, afin de renforcer la solidarité avec ces derniers et de mobiliser les individus, les communautés, les entreprises et d’autres encore contre la pauvreté et l’injustice.

Prévenir les conflits meurtriers par la mise en place de systèmes d’alerte avancées ; car les guerres, conflits ethniques, insécurités créent des mouvements migratoires incessants sur notre planète.

Les droits de l’homme et la démocratie doivent faire l’objet d’un souci permanent dans le plus grand nombre de pays. Une politique globale et cohérente d’asile et de migration est également nécessaire, mais, elle doit être appréhendée dans un aspect holistique.

Enfin, il convient de retenir que les migrations étant essentiellement des phénomènes multifactoriels, il y a lieu d’insister sur la multiplicité des démarches ou actions à entreprendre plutôt que sur la prééminence de certaines par rapport à d’autres."

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